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Quand tout devient flou à l’extérieur, la clarté se cultive à l’intérieur

Nous traversons une période où les dirigeants et managers sont sommés d’apporter des réponses claires dans un monde qui ne l’est plus. Volatilité des marchés, incertitudes stratégiques, tensions humaines accrues : le contexte BANI (Fragile/Brisable, Anxieux, Non Linéaire et Incompréhensible) ne laisse que peu de répit.
Face à cela, une tentation revient sans cesse : chercher encore plus d’informations, d’indicateurs, de scénarios, dans l’espoir de retrouver une clarté perdue.

Cette quête est compréhensible. Elle est aussi largement illusoire.

La confusion entre clarté du contexte et clarté intérieure

Pendant longtemps, le leadership a reposé sur une relative lisibilité de l’environnement. On analysait, on projetait, on planifiait. Aujourd’hui, cette mécanique se grippe. Le réel change plus vite que nos grilles de lecture.

Beaucoup de managers continuent pourtant à attendre une clarté externe : « Quand la situation sera plus stable, je déciderai. » Or ce moment n’arrive pas. Et l’attente prolongée devient elle-même une source d’insécurité pour les équipes.

La vraie question n’est donc plus : le contexte est-il clair ?
Mais : suis-je intérieurement clair sur ce qui guide mes décisions ?

La clarté intérieure comme boussole managériale

La clarté intérieure ne consiste pas à tout savoir. Elle repose sur autre chose :

  • ce que vous jugez non négociable,
  • ce qui peut évoluer,
  • ce que vous acceptez de ne pas maîtriser.

Un dirigeant intérieurement clair sait nommer ses priorités réelles, même quand le reste bouge. Il peut dire : « Je ne sais pas exactement où cela nous mènera, mais je sais pourquoi nous faisons ce choix. » Et cette parole, paradoxalement, sécurise.

Les équipes ne demandent pas des certitudes artificielles. Elles attendent de la cohérence, de la lisibilité dans l’intention, de la stabilité dans la posture.

Cultiver cette clarté dans un monde instable

Cette clarté ne se décrète pas. Elle se travaille.
Elle suppose d’accepter l’inconfort du flou, de ralentir parfois là où tout pousse à accélérer, de distinguer l’essentiel de l’urgent.

Concrètement, cela passe par des temps réguliers de recul : relire ses décisions, interroger ses automatismes, identifier ce qui relève de la peur plus que de la stratégie. Cela demande aussi de renoncer à l’image du dirigeant qui sait tout, pour incarner un leadership plus adulte : lucide, responsable, assumé.

Dans le contexte BANI la clarté n’est plus un livrable managérial. C’est une qualité de présence.
Un leader intérieurement clair devient un point d’appui, même lorsque le cadre externe vacille.

Ces enjeux ne se règlent ni par des injonctions ni par des recettes rapides. Ils demandent un travail de posture, de lecture humaine et de régulation. Je peux vous accompagner à renforcer cette clarté intérieure à travers mes programmes de coaching et de formation. Je vous propose d’en parler.

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